| Une annonce brutale au goût amer. |
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| Ecrit par N. Duran | |
| 21-01-2010 | |
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Le 7 janvier 2010, l’entreprise multinationale AB InBev, premier producteur mondial de bière, a annoncée un plan de licenciement visant 10% de ses salariés, c'est-à-dire 800 travailleurs, dont 265 en Belgique.
La bonne sante d’une entreprise n’est certainement pas une garantie pour la préservation des emplois, encore moins lorsque le spectre de la crise économique peut être agité. L’attitude de la direction d’AB InBev est ainsi symptomatique : d’une part elle diminue les couts de production sur le dos des travailleurs, de l’autre elle accepte avidement les aides d’Etat destinées a la sauvegarde de l’emploi. Ces cadeaux dont a bénéficié AB InBev s’élèvent à 205 millions d’euros pour 2009, auxquels s’ajoute une réduction du taux d’imposition sur les bénéfices, portant ce dernier à 2.38% !
Cette année, l'économie mondiale pourrait se rétablir. Pourtant le taux de chômage va continuer à augmenter, le patronat profitant des suites de la crise pour licencier et augmenter les bénéfices d’entreprises en bonne santé. «La direction met la pression sur le personnel aujourd'hui. Ils chargent les agents de sécurité de garder un œil sur les grévistes. Le personnel qui prend part à l'action est menacé de perte de salaire», nous explique des militants. Pourtant le conflit prend de l’ampleur chaque jour : arrêt de la production, barrages filtrants empêchant l’approvisionnement des dépôts, séquestration de la direction locale du site de Jupille le 11 janvier, rassemblements, etc.… Les principaux acheteurs craignent une pénurie lies à l'approvisionnement de la bière dans les prochains jours. En réaction le conseil d'administration d’AB InBev avait assigné en justice les militants des sièges de Jupille et Louvain pour lever les blocages de camions. S’il a été débouté devant le tribunal de Liège, en revanche, un tribunal bruxellois a tranché en faveur de la direction pour le site de Louvain. Le front commun syndical Flandre-Wallonie a déjà fait savoir qu’il appellerait à la grève générale de tous les sièges européens touchés par le plan de licenciements, si InBev mettait à exécution la décision du tribunal. En effet les différents sièges européens commencent à s’organiser : l'ensemble du mouvement syndical, pour les sièges de Hoegaarden, Jupille et Louvain, devraient être mobilisé sur un piquet de grève massive réunissant des milliers de personnes, en soutien aux grévistes. Et quand elle ne menace pas de poursuites les salariés, la direction cherche à attirer les syndicats à toutes les réunions de conciliation : la carotte et le bâton pour tenter de mettre fin a un mouvement exemplaire. Ce conflit ne concerne pas seulement les collègues d'InBev et les salariés de l’agro-alimentaire. La lutte des travailleurs d’AB Inbev nous affecte tous. La grève générale dans AB InBev est l'étape suivante.
Non aux licenciements ! Préservation des emplois ! |









